L'algorithme de Veritap
Comment Veritap décide qu'une affirmation est vraie, fausse… ou manipulatrice.
Pas de boîte noire. Voici, en clair, comment Veritap confronte plusieurs IA, compare les sources et calcule ses scores, aussi bien à l'écoute en direct que sur un contenu que vous lui soumettez.
Plusieurs IA, jamais une seule
Veritap automatise ce que chacun fait naturellement pour vérifier une information : chercher des sources sur Internet, puis demander leur avis à des IA. Veritap commence par rechercher les sources sur le web, puis soumet chaque affirmation, accompagnée de ces sources, en parallèle à un panel d'IA de pointe indépendantes : Grok, Gemini, Mistral et Claude. Chacune rend son verdict en citant les sources qui l'appuient. Veritap confronte ensuite ces avis : l'unanimité renforce la conclusion, le désaccord est affiché plutôt que masqué.
Recherche web en amont
Veritap interroge le web au moment de l'analyse et fournit aux IA des sources fraîches, pas une mémoire figée. Les faits récents sont pris en compte.
La preuve l'emporte
Un verdict appuyé sur des sources pèse jusqu'à 3 fois plus qu'une simple opinion sans référence. Une IA qui a vérifié l'emporte sur deux qui se contentent de croire.
Le désaccord est visible
Quand les IA divergent, Veritap l'indique (« 2/3 d'accord ») au lieu de trancher en silence. Vous voyez le niveau de consensus.
Les cinq verdicts
Chaque affirmation reçoit un badge coloré, assorti d'un niveau de confiance et du nombre d'IA d'accord. Et depuis la Phase 10, Veritap détecte l'ironie et le second degré : une affirmation ironique n'est pas jugée au pied de la lettre — le verdict porte sur le sens réellement défendu.
Confirmé par des sources fiables et concordantes.
Exact en partie, mais trompeur, incomplet ou sorti de son contexte.
Contredit par des sources fiables.
Était exacte à la date de publication, mais ne l'est plus aujourd'hui. On signale la péremption sans traiter l'auteur comme menteur — ce verdict ne fait pas monter le score de mensonge.
Aucune source publique ne permet de trancher. Important : une affirmation invérifiable ne compte jamais contre l'orateur. On ne confond pas « impossible à vérifier » avec « mensonge ».
Le score de mensonge, de 0 à 100
L'aiguille ne monte que sur ce qui est factuellement faux. Seuls les verdicts « faux » (poids plein) et « partiellement vrai » (demi-poids) la font grimper, pondérés par la confiance et l'importance de l'affirmation. Un seul gros mensonge suffit à faire réagir le bullshit-o-mètre. Les affirmations vraies, obsolètes ou non vérifiables, elles, ne pèsent rien.
Présomption de bonne foi : tant que rien n'est démontré faux, le score reste bas.
Un second radar, indépendant des faits
On peut enchaîner dix affirmations vraies et bâtir un raisonnement trompeur. C'est pourquoi Veritap mesure un second axe, en violet : la manipulation rhétorique. Sophismes (homme de paille, ad hominem, faux dilemme), figures trompeuses (whataboutism, langue chargée) et pression émotionnelle (peur, urgence, culpabilisation) sont repérés et expliqués.
Sa propre échelle
Le score de manipulation se calcule à part : gravité du procédé × certitude de la détection. Sur un long contenu, il est densifié (durée et nombre d'affirmations) pour ne pas saturer artificiellement.
Détection objective
Veritap identifie les mécanismes de manipulation à partir de schémas rhétoriques reconnus. L'analyse est systématique et exempte de biais humains.
Pédagogique
Chaque procédé détecté est nommé et expliqué : Veritap ne se contente pas de signaler, il affûte l'esprit.
En direct ou sur un contenu : le même moteur
Veritap écoute la parole captée par votre smartphone, vos lunettes ou votre navigateur, et affiche verdicts et scores au fil de la conversation.
Collez le lien d'une vidéo : Veritap la transcrit et l'analyse de bout en bout, avec exactement les mêmes verdicts, sources et scores.
Pourquoi vous pouvez faire confiance au verdict
Des sources, toujours
Chaque verdict factuel cite des références publiques, cliquables et vérifiables par vous-même.
La force de la confrontation
Aucune IA seule ne décide. Le croisement des avis neutralise l'erreur ou le biais d'un modèle isolé.
Deux mesures, pas une
Véracité et manipulation sont notées séparément : vous savez si un propos est faux, manipulateur, les deux, ou ni l'un ni l'autre.
Honnête sur ses limites
Quand un fait ne peut être établi, Veritap l'admet (« non vérifiable ») au lieu d'inventer une certitude.
Les sources que Veritap consulte
Selon le sujet d'une affirmation, Veritap confronte les IA à des sources ouvertes — recherche web et bases de données publiques. Merci à ces projets qui rendent la vérification possible :
Recherche web (SearXNG)
métamoteur libre auto-hébergé — les pages citées restent celles de leurs éditeurs
Wikipédia & Wikidata
encyclopédie et base de connaissances libres (profils de sources publiques)
Google Fact Check Tools
vérifications déjà publiées par des rédactions (AFP Factuel, Les Décodeurs, Snopes…)
Banque mondiale
statistiques officielles (inflation, chômage, PIB, population…)
Europe PMC
littérature biomédicale
OpenAlex
publications académiques en accès ouvert
Crossref
métadonnées de publications scientifiques, y compris les rétractations
GDELT
veille de la presse mondiale
Eurostat
statistiques officielles européennes (données INSEE et instituts nationaux harmonisées)
Ces sources fournissent du contexte : aucune ne décide seule d'un verdict, et chaque fiche de résultat cite les références réellement utilisées.